Camyvon

  • revinca
  • : 24/06/1948
  • : Picardie Oise Saintines
  • : Sauvage et solitaire, je suis capable quand-même d'ouvrir mon coeur à ceux qui me semblent le mériter. Entier, exigeant, j'ai besoin de faire confiance et je fuis les relations superficielles...

Pour me joindre :


si vous n'êtes pas pressé(e) !

Quelle heure à Saintines ?

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Catégories

Albums

  • foret001.jpg
  • provence25.jpg
  • foret006.jpg
  • poulain3.jpg
  • babouins.jpg

Puzzles gratuits

Créer un Blog

Rechercher

Jeudi 5 novembre 2009
Je ne reprendrai pas encore la rubrique "Photo de la semaine", faute de temps, mais je ne résiste pas au plaisir de vous présenter ce cliché. Il pourrait faire l'objet d'une série qu'on appellerait "Ponts de Paris", après le Pont-neuf déjà présenté. Il s'agit du célèbre pont Alexandre III. Tout le monde s'accorde à dire qu'il est le plus beau pont de Paris (et sans doute des alentours !). Je ne vous raconterai pas son histoire, vu que je n'étais pas né, et surtout parce qu'il vous suffira d'exploiter mes liens pour en savoir plus.
Cette photo est liée pour moi à un souvenir émouvant car c'est le jour où j'ai rencontré Célia, une correspondante de l'époque qui arrivait tout droit de Guatemala Ciudad (capitale du Guatemala). Il faisait froid mais la neige de la nuit avait commencé à fondre au soleil. On peut la voir encore sur la péniche. Ne vous y trompez pas, cette belle lumière dorée est bien matinale...
 
Liens utiles :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Alexandre-III
http://www.insecula.com/salle/MS00783.html
http://www.showcase.fr/
Par camyvon - Publié dans : Photo de la semaine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009
J'ai eu affaire pour mon lymphome, jusqu'à présent, à une médecine complètement déshumanisée. Cette année, nous avons battu les records dans ce domaine. Je pensais comme beaucoup de monde que dans la nouvelle clinique certains problèmes seraient résolus. Dans les locaux vétustes de l'ancienne clinique on pouvait voir certaines aberrations, notamment en matière d'hygiène. Mais les locaux neufs ça ne suffit pas à tout régler. Bien que je souhaiterais l'oublier, c'est dans les nouveaux locaux que j'ai attrapé une infection aux streptocoques. Et c'est surtout pour les incohérences et le manque de contact que je hais à présent le nouveau service de chimiothérapie qui souffre encore plus qu'avant d'un manque de responsable. Je n'en veux pour preuve que cette ordonnance pour prise de sang que l'on m'a donné avec mon prochain rendez-vous, alors qu'elle est inutile puisqu'à la prochaine séance ce sera le Mabthera seul. Or, il ne faut pas faire la prise de sang avant le Mabthera seul, c'est écrit en toutes lettres (et en lettres capitales !) en haut de l'ordonnance. Seulement, comme à chaque fois, le doute s'installe dans mon esprit, le dialogue est impossible et les erreurs s'accumulent comme ça depuis le début de l'année.
A ma septième et avant-dernière chimio, on ne m'a pas dit de prendre des granocytes. Comme il n'y a aucun dialogue, c'est normalement une ordonnance que l'on nous remets à l'arrivée comme je le cite ci-dessus qui nous incite à le faire. Le résultat est que ne n'avais pas assez de lymphocytes et de plaquettes pour faire la huitième et dernière séance qui a dû être reportée. A ma demande d'explications, on m'a répondu que je n'avais qu'à reprendre la vieille ordonnance qui était encore valable, traduisez : je suis un imbécile.
Pour une raison que j'ignore, mais j'ai ma petite idée là-dessus, j'ai été très malade à la dernière chimio. Ce n'était pas une nausée à proprement parler, mais j'ai été rapidement envahi par un profond malaise et je ne pouvais plus rien avaler, pas même de l'eau qui avait un mauvais goût. Je n'ai presque pas mangé pendant quatre jours, quelques fruits, une tasse de thé, et il fallait que je me rince la bouche avant. Ce jour, à midi, j'ai mangé une côtelette bien maigre avec quelques pommes de terre rissolées, très peu, et c'est tout. Je ne supporte plus des aliments que j'aimais autrefois, les bananes ou le pain, par exemple et en général, l'appétit est souvent absent ou s'évanouit à la première bouchée. J'ai déjà connu des baisses d'appétit mais là c'était lié directement et sans aucun doute aux dernières perfusions qui ne m'avaient jamais posé ce genre de problème puisque j'ai toujours mangé normalement au cours des séances. Ma petite idée est donc que je me suis abîmé avec quinze jours de traitement anti-inflammatoire intensif le mois dernier à cause d'une sciatique rebelle, probablement fatigue du foie face aux médicaments qui a très mal réagi aux substances composant la chimio.
La chimio est terminée après de nombreuses difficultés, le prochain bilan ne devrait pas poser de problèmes malgré tout je suis loin d'être joyeux. Je suis vraiment très fatigué moralement. Physiquement j'ai beaucoup de problèmes à régler avant de retrouver une forme satisfaisante. La sciatique me fait souffrir jour et nuit depuis des mois, c'est à devenir fou et ça me maintient dans un état semi-dépressif. J'ai fait deux hémorragies spectaculaires à un œil qui m'ont valu bien des soucis. J'ai vu mon ophtalmologue ce matin qui m'a fait un examen approfondi et un fond de l'œil par sécurité. les hémorragies intra-oculaires ne sont pas graves normalement et j'ai déjà connu ça, mais cette fois, c'était si important que nous n'étions plus dans le domaine du "petit bobo".
Comme je vais légèrement mieux, on peut penser à juste titre que j'attaque la phase de "remontée" qui me verra récupérer lentement mais sûrement la forme et le moral. Débarrassé de ces dernières formalités de santé, je vais pouvoir attaquer la dernière étape du plan "évasion". Le bilan de santé mental de ma mère se termine, je l'emmène au dernier rendez-vous la semaine prochaine. Alors bientôt, j'espère vous donner de vraies bonnes nouvelles. Prenez-soin de vous car si le cancer ne vous tue pas, il peut salement vous pourrir la vie...

 
Pour donner un air moins morose à cette chronique, je vous propose une de mes photos. Lors de mon premier passage au parc des loups fondé par Gérard Ménatory à Sainte-Lucie dans le Gévaudan, j'ai photographié ce loup blanc du Canada papa d'une joyeuse portée de louveteaux. Lors de mon second passage, il était mort de vieillesse mais ses enfants devenus grands m'ont entouré lorsque j'ai eu le plaisir de pouvoir entrer dans le parc. Je n'ai pas eu peur, j'étais au contraire très heureux et même ému. La mère, une louve de Hongrie très impressionnante, me regardait avec bienveillance mais ne voulut pas que je l'approche à moins de deux mètres. Je n'ai pas d'autres photos car la météo ne me l'a pas permis. C'est un de ces moments très grands et intenses que je souhaite revivre au plus tôt...
Par camyvon - Publié dans : Cancer
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 3 octobre 2009
Après l'horrible bourde de la secrétaire de mon médecin, j'ai passé quelques jours très agités. Ne pouvant obtenir de dialogue, j'ai rencontré le psychologue qui est proche de ce dernier. Il est intervenu pour tirer les choses au clair puis m'en a informé. Il s'agissait bien de deux séances de chimio supplémentaires, soit huit au total, et non pas huit en plus, énorme nuance ! Dit de cette façon, ça paraît simple mais il ne faut pas oublier que ces deux séances supplémentaires ne m'avaient été évoquées à aucun moment et que j'étais persuadé que l'on avait fini puisque le médecin me l'avait annoncé clairement.
Dans le courant du mois, j'ai passé un scanner de contrôle à Compiègne doublé d'un TEP (ou PET-scan pour les  anglophiles) passé au CHU d'Amiens. Les deux examens sont excellents et ont confirmé l'arrêt complet des activités cancéreuses. En fin de mois j'ai rencontré mon oncologue pour faire le bilan et demander des explications. Devant son attitude, j'ai choisi de continuer de lui faire confiance parce que je tiens toujours compte du fait qu'il est un excellent spécialiste. La communication est à revoir mais je ne cours plus beaucoup de risques maintenant dans ce domaine.
Conclusion : la bonne nouvelle est que je suis en rémission ; la mauvaise, ce sont les deux séances de chimio supplémentaires qui sont censées augmenter de beaucoup mes chances de ne pas rechuter. J'ai fait une séance hier, j'ai mal dormi et ce matin j'avais la gueule de bois, mais c'est un mal nécessaire.
Pour l'avenir, c'est finalement le Mabthera qui a été choisi pour la consolidation à raison d'une séance tous les trois semaines pendant un an, puis on passe à un intervalle de six semaines pendant une année encore après. Pas génial mais là encore un mal nécessaire. Le Mabthera ça veut dire encore des séances qui durent environ trois heures et demi, ce n'est pas très agréable et assez contraignant. C'est le prix à payer pour la survie.
 
Liens :
Le site du MABTHERA (Laboratoires Roche, en anglais)       
Le site Doctissimo (en français) 


Ma compagne à la fidélité sans failles, débordante d'affection quand je vais mal, un exemple pour bien des humains...
Par camyvon - Publié dans : Cancer
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 9 septembre 2009
Bonjour à tous mes amis,

Je suis encore sous le choc de la mauvaise nouvelle apprise hier selon laquelle je dois continuer la chimiothérapie pendant au moins huit cures, soit vingt-quatre semaines. Cette nouvelle est en totale contradiction avec ce que le spécialiste m'avait dit lors de notre dernière entrevue. Les résultats du dernier scanner étaient excellents et on devait passer à un traitement dit de consolidation, nettement moins destructeur et contraignant. J'étais heureux à la perpective de retrouver une vie presque normale avant la fin de l'année. Je suis maintenant déchiré entre tristesse et colère et je ne comprends pas. Quelques jours encore pour "digérer" ce que je considère comme une faute professionnelle de la part du médecin et je demanderai ensuite des explications...
Au cours de mes soins, j'ai eu de nombreux témoignages de personnes qui ont été choquées par les propos ou le comportement de leur praticien. On peut essayer d'être compréhensifs à leur égard, ils ne font pas un métier facile, mais il arrive trop souvent que ça dépasse les bornes. En ce qui me concerne, c'est depuis le début de l'année que ça ne va pas. Mon oncologue m'a annoncé au cours d'un examen de routine que le dernier scanner montrait nettement le retour du lymphome par quatre foyers suspects. Mais ensuite on n'a rien fait (voir anciens articles catégorie cancer) et je suis resté le cul entre deux chaises pendant des mois (4) sans aucune explication, sans aucun soutien moral. Apprendre la rechute est un moment très difficile, se sentir abandonné à ce moment-là est proprement inadmissible. Lorsque le médecin m'a annoncé (enfin) que nous allions reprendre la chimio au mois de mai, c'est avec satisfaction que j'avais accueilli cette nouvelle, pourtant pas très réjouissante en soi, mais on allait enfin se battre. Seulement voilà, le mal était fait, j'ai été fortement déstabilisé psychiquement. Si la chimio s'est mal passée ensuite, je reste persuadé que c'était en grande partie à cause de mon mauvais moral. La confiance que j'avais envers le docteur en a été aussi fortement remise en cause. Tout ceci est très grave et n'a pas lieu d'être car ce n'est qu'une suite de maladresses impardonnables.
Le résultat est qu'aujourd'hui, moi qui suit si patient et combatif, je ne supporte plus les longues séances de chimio. Au mois de juillet, j'ai eu une attaque de panique et à ma demande, on m'a fait une perfusion de Valium pour me calmer. Rester plus de cinq heures dans un fauteuil ne me faisait pas peur mais je ne peux plus. Ce n'est pas moi qui a changé mais la façon inhumaine dont on est soigné m'amène à la rupture.
  
On n'arrête pas de répéter que la médecine a fait de grands progrès mais qu'en est-il des médecins ? J'ose espérer que la Faculté prépare mieux les futurs acteurs de la santé. Quand je vais voir mon médecin généraliste, une femme, c'est vraiment parce que je ne peux pas faire autrement. C'est que c'est loin d'être une partie de plaisir. Elle reçoit jusqu'à cinq personnes dans un quart d'heure, c'est grave, c'est de l'abattage. Elle est énervée, n'écoute pas ce que je lui dis, me prend visiblement pour un hypocondriaque, mais le trait le plus caractéristique est qu'elle ne soigne que mes symptômes. Pas le temps d'aller au fond des choses et de rechercher les causes profondes du mal.
Les spécialistes ont une autre tactique, elle consiste à ne considérer que votre maladie. Ce que vous pensez ne les intéresse pas, ce que vous dites pas beaucoup plus, vous êtes un cas, un numéro. En cas de succès, on a vaincu une maladie, pas soigné une personne, nuance subtile mais oh combien frustrante pour le patient.

De nombreux témoignages d'amitié m'aident à garder le cap et je vous remercie tous ici publiquement. Je n'arrive plus à communiquer comme avant car j'ai du réduire mes heures d'ordinateur. La chambre meublée que je loue pour me reposer depuis fin août est démunie volontairement de téléviseur et d'ordinateur. Normalement, j'aurais dû, à partir de la fin juillet, faire un séjour en maison de repos mais c'est un luxe que je ne peux pas me permettre et je n'y tiens pas vraiment. J'ai un peu peur d'être coupé du monde pendant une période assez longue. Je crains de souffrir du retour dans ce monde de dingues où je vis. La solution que j'ai adoptée me semble raisonnable. Je m'isole suffisamment pour récupérer un peu, à condition de ne pas retomber dans le piège de l'hyperactivité et des addictions. Calme et solitude me font le plus grand bien. Sachez que même si je n'écris pas, je pense à tout le monde. Avec le remaniement que j'effectue sur ma vie, les actions que je mène pour que ma mère ne soit plus à ma charge, je devrais obtenir des résultats en octobre. La liberté reconquise va me permettre de me consacrer uniquement à moi et à mes amis de toutes natures, faire ce que j'aime et apprécier la paix de l'esprit retrouvée.
Par camyvon - Publié dans : Cancer
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 25 août 2009
Avec le temps, les personnes qu'on a aimées peuvent devenir des monstres d'égoïsme et d'indifférence. Et les parents qui nous ont élevés deviennent des épaves qui nous causent beaucoup de soucis. Je me suis sacrifié pour ma mère, âgée alors de 90 ans, depuis la fin de 2006, lui consacrant tout mon temps. Je pensais qu'en retour j'obtiendrais au moins un peu de reconnaissance mais c'était sans compter sur la maladie mentale qui lui a bouffé le cerveau. J'ai fait beaucoup de travaux, la maison était presque en ruines. Il pleuvait dans les chambres. J'ai défriché les 1000 m² de terrain pour en faire un beau jardin. J'ai travaillé plus de 15 tonnes de matériaux à la main pour bétonner le sol des dépendances et créer des allées pour pouvoir circuler à pied sec autour de la maison. J'ai fait d'un débarras à l'étage un wc, changé toute la robinetterie intérieure et extérieure, ajouté des éclairages extérieurs, installé des barres de maintien et de relevage, des rampes où il n'y en avait pas, transformé la douche avec un siège abattant, des barres, deux douchettes et un mitigeur, etc...
Et ma mère qui vivait seule avant m'a tout de suite pris pour un c.. puisqu'elle n'a même plus fait le peu qu'elle faisait avant, passant dès lors toutes ses journées le cul sur une chaise. J'ai donc pris en charge la totalité des tâches nécessaires dans une maison en plus des travaux dont on ne voit jamais la fin comme chaque propriétaire le sait. Entre temps, le cancer est arrivé mais ça n'a pas eu l'air de trop la chambouler. Comme je n'ai pas l'habitude de pleurnicher et de montrer ma souffrance, je l'ai encouragée dans son insensibilité...
Bref, imaginez l'oisillon dans son nid qui ouvre grand son bec dès qu'il entend la bouffe arriver, c'est un peu comme ça que je la vois maintenant. Elle est devenue sale, fainéante, menteuse, arrogante, agressive, insensible, égoïste, vicieuse, mais ça on n'a pas le droit de le dire évidemment, ce n'est pas politiquement correct. Et bien moi je le dis car j'ai failli en mourir dans l'indifférence totale. Les souffrances incroyables (morales et physiques) que j'ai du endurer vont servir à quelque chose. Je suis capable de beaucoup de résilience et de chaque expérience désagréable, je sors grandi.
Si j'étais moins gentil, je serais déjà loin. Alors oui, bien sur que je vais partir - d'autant plus que ce mot m'obsède depuis longtemps, j'aime trop la liberté - mais je vais partir la conscience tranquille. Je travaille donc depuis plusieurs mois à la mise en place d'un système de maintien à domicile par des intervenants extérieurs. Malgré tous les beaux discours des élus de la région, c'est loin d'être un conte de fées. Il existe des tas de dispositifs et d'associations mais la réalité ressemble parfois au cauchemar. J'ai eu beaucoup de mal à me débarrasser de l'ADMR au personnel incompétent et aux responsables despotiques. J'ai du faire appel à un député pour sortir de ce délire. Par chance, je suis tombé sur des personnes sympathiques au Conseil Général et ça se passe plutôt bien depuis juin de cette année. J'ai passé un sale été avec les complications dues à la chimio et une infection due à des germes assez féroces. Tout ceci ne serait pas arrivé si je n'avais pas été dans un état de délabrement physique et moral du aux soucis et à l'excès de charges. Malgré tout, chaque fois que j'ai sorti un peu la tête de l'eau, je me suis remis à l'ouvrage et persévéré dans mes objectifs.
Je me suis élaboré un plan pour partir qui comporte des étapes. La première était la mise en place du dispositif des intervenants extérieurs qui se passe très bien et qui lui aussi comporte des paliers. A ce jour, je n'ai plus à m'occuper du ménage et du linge. J'ai également confié le petit-déjeuner à la jeune femme qui vient cinq jours sur sept car c'était devenu une corvée incroyable. Là aussi ma mère se reposait entièrement sur moi, ne faisant même pas ce qu'elle aurait pu faire. En septembre, la prise en charge du matin aura lieu sept jours sur sept et sera renforcée.
Deuxième étape, mettre un pied hors de ma prison. Depuis hier c'est fait, j'ai trouvé une chambre où je pourrai me reposer (enfin !) tranquillement. Je pense y trouver le calme, c'était le but. Il y a d'autres locataires mais ils se font oublier, paraît-il, et je veux le croire car les étudiants ne sont pas admis et les propriétaires habitent l'étage inférieur. La maison est située au bord de la rivière. La forêt de Compiègne est à proximité et de nombreuses pistes cyclables vont me permettre de me refaire une santé. J'ai signé et j'ai les clés, c'était la première condition pour que je puisse me reconstruire moralement et physiquement. J'y passerai bientôt toutes mes nuits et la journée du dimanche, ne revenant chez ma mère que dans la matinée pour la quitter vers vingt heures. J'assumerai les repas jusqu'à mon départ définitif qui aura lieu l'an prochain, il y aura alors un portage des repas à domicile par la commune puis l'association qui m'épaule déjà fera passer une personne pour le coucher. Pendant ce temps je finirai de liquider mes biens excédentaires. J'ai maintenant tout mon temps pour acheter la caravane et préparer mon départ aux beaux jours dans les meilleures conditions.
  J'hésite encore entre caravane et camping-car !  
Par camyvon
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés